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Petite Sculptures

Pour moi, être artiste, c'est faire des liens entre le monde et le néant, entre le vivant et le rien, c'est-à-dire la mort.

Je ne vise pas le nouveau, je vise le vivant qui porte en lui la nouveauté. Le vivant, c'est le complexe, et la cohérence dans la construction de cette complexité. D'où l'importance, dans mon travail, du paradoxe, de l'alliance des contraires.

J'aime utiliser la sculpture pour exprimer la fragilité. Maillots de corps en porcelaine ou personnages en papier dont certains, très légers, suspendus dans une cage d'acier.

Textiles

Réalisés en lavis, ils ne peuvent être repris mais s'échelonnent eux aussi dans le temps, travaillés par périodes, entre deux projets. Tout comme le dessin, ils m'accompagnent sur mon chemin.
Dimensions variables, allant de 20/30 cm à; 80/100 cm.
Seule la Lulibérine mesure 2 m.50 sur 3 mètres. 

Rouleaux

Parallèlement à mes autres travaux, depuis bientôt dix ans je travaille régulièrement sur des rouleaux, parfois très longs, en papier ou en toiles. Certains sont destinés à être exposés sur toute leur longueur, d'autres sont suspendus ou alors, dévidés par un mécanisme

Longs Rouleaux :

De 10 à 15 mètres, ils sont en toile, papier ou latex, horizontaux, mais il y en a aussi de grands verticaux ainsi qu'une autre machine, en forme d'horloge, qui déroule un rouleau de 18 mètres en boucle, intitulé «Cabinet de Poésie».

Peintures

La peinture, à cause sans doute de tous les géants anciens ou modernes qui s'y sont adonnés, est pour moi comme la pratique d'un instrument de musique: éternellement perfectible.

C'est un exercice dans la durée. Je reprends mes peintures à l'huile pendant des années, jusqu'à ce qu'elles me paraissent porteuses de leur propre existence.

Dimensions : en général 80 cm/110 cm

En 2009 à Berlin, lors d'un concert de Pierre Henry, j'ai été submergée d'images… la guerre… le chaos… les mondes en formation… l'être humain affairé, prétentieux, minuscule...
A l'époque j'étais très absorbée par la préparation d'une exposition en Suisse et j'ai dû attendre l'hiver et le début 2010 pour traduire ces visions en peinture.


Publications

Trois-cent cinquante et une expressions ont été récoltées, couvrant les domaines les plus divers, qui vont de la nourriture à la religion, du monde de l'enfance à celui du travail, de la guerre, de la chasse ou de la pêche, des animaux aux parures, sans parler de l'architecture, du corps bien sûr, et tout simplement de la vie quotidienne.
Comment ne pas être ébloui par tant d'invention, par la dévotion qui s'exprime dans cette multiplicité de tentatives pour dire l'innommable, l'indicible, la puissance sacrée de la Femme.
Comme le rappelle Claude Duneton dans une préface hilarante,  les dessins sont à la plume« ce qui me paraît une jolie délicatesse pour un tel sujet.