Installations

Les Loups


La Foule


Mammafica

La pondeuse Mammafica sert de réceptacle à son ventre où niche une télévision. En s’agenouillant devant elle, on peut voir en vidéo le mariage et le dépucelage d’une figue fraîche, son accouchement et son dépiautage final au son d'une voix d'homme psamoldiant une litanie érotique.

Sur les tissus qui entourent la Mammafica, une panoplie d'ex-voto symbolise le principe mâle.


Salle du Patriarche

A travers la grille d'une claustra, on aperçoit une grande figure masculine, découpée dans de l'acier. Il brille et toute sa surface est gravée de mots et de phrases, difficiles à déchiffrer, extraites du Finnegans Wake de James Joyce.
Il occupe un poste stratégique et trône sur une estrade, gravée elle aussi.


Petite Lessives

Prêtresses vouées au patriarcat, les vestales devaient demeurer invisibles. On peut cependant imaginer leurs vêtements, surtout les plus intimes, ceux qui traduisent à la fois leur virginité, la contrainte qu'elles subissent et le plaisir qu'elles y trouvent ; leur dévotion au patriarcat et la souffrance de ce sacrifice.

Sous une apparente soumission au fétichisme masculin, le déchirement et l'infamie se font jour en toute innocence.

Les pièces, en lin ou en satin, sont dessinées à l'encre "Setacolor"


Fragments d’identité

Depuis longtemps j'avais envie d'utiliser mon propre corps comme matériau pour donner forme à mon imaginaire. J'ai donc réalisé cette année une vidéo que j'ai intitulée "Jeux du Je". Autour de trois écrans, j'ai construit un habitacle pour symboliser un for intérieur.

A la netteté d'images virtuelles, irréelles, s'oppose le flou de figures réelles, mouvantes, en passe d'incarnation.


Pièce d’identité

Depuis longtemps j'avais envie d'utiliser mon propre corps comme matériau pour donner forme à mon imaginaire. J'ai donc réalisé cette année une vidéo que j'ai intitulée "Jeux du Je". Autour de trois écrans, j'ai construit un habitacle pour symboliser un for intérieur.

A la netteté d'images virtuelles, irréelles, s'oppose le flou de figures réelles, mouvantes, en passe d'incarnation.


Octopussy's Garden

Pour les Portes Ouvertes de Belleville 2003, je voulais honorer la création dans son principe féminin. Or qu'est l'utérus sinon un atelier organique ? J'ai donc mis mon atelier en situation de représenter une matrice : entièrement entouré d'une toile blanche, fluide et mouvante, où s'accrochaient de grandes créatures en papier de soie. Dans un repli restaient collés les embryons non viables ou morts avant terme: la mort est présente dans la vie. L'arbre de vie, symbolisé par un mètre aux bourgeons faits de préservatifs évidés surgissait derrière plusieurs rangées de pinces et de pinceaux dressés comme des cierges ou des ex-voto.
Au sol j'ai peint embryons et placentas au milieu de mes outils de travail.
L'aspect éphémère imposé par les Portes Ouvertes convenait pour exprimer l'extrême fragilité des probabilités de vie, et de notre vie par définition.
Dans le mystére d'un repli central on découvrait l'Octopussy, la poulpe mère, clignotant dans son antre rayé de noir par les nœuds papillon du père, déroulés et piqués de quelques viriles médailles.

L'environnement sonore de Denis Mercier et la voix familière et incompréhensible de la chanteuseNathalie Duong accompagnaient les visiteurs.


Limbes

Un long rideau transparent serpente, traçant chemins, replis et alvéoles que le visiteur est invité à parcourir.Ces circonvolutions englobent graphismes et objets translucides qui, parfois, en contiennent d'autres semblables. L'effet des transparences joue sur le saisissable et l'insaisissable, la présence et l'absence, entraînant vers l'irréalité.
Entre deux eaux, entre deux vies, cet espace d'inexistence est celui des « pas encore », de ceux qui sont à venir, des créatures en transformation, embryonnaires. A l'entrée, dominés par trois Parques aux membres d'insectes, les âmes voltigent et les corps des disparus se dessèchent pour rejoindre le non-être. Près de l'issue du labyrinthe, une pondeuse anonyme lâche parmi ses voiles des œufs légers comme des bulles qui flottent autour d'elle.
Le parcours se fait dans un éclairage diffus, passant du bleuté au vert d'eau, et s'achève dans une lumière rosée. Il est accompagné d'une installation sonore deJean Prévost : bruissements, borborygmes, chuchotements, ruissellements et voix déformées.

Le labyrinthe recouvre 40 m2.
 


Hypothalamuse